Cour de cassation : « Chasse au Sarkozy » fin de la deuxième saison

La Cour de cassation vient donc de rejeter le pourvoi contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris condamnant Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert dans la fameuse affaire des écoutes.

Cette décision clôt une procédure absolument scandaleuse construite à base de violation des principes, de détournement de la loi et de politisation. C’est un des épisodes de la vendetta judiciaire lancée contre le tant détesté Nicolas Sarkozy. On attend l’arrêt de cassation dans l’affaire Bygmalion, et après il y aura l’affaire du financement libyen…

 On a tout à fait le droit de détester Nicolas Sarkozy, de le combattre politiquement y compris de façon acharnée (c’est mon cas) mais ces considérations ne doivent jouer aucun rôle dans la conduite d’une procédure pénale, faisant de la décision finale un acte directement politique. Beaucoup des journalistes qui avaient assisté aux audiences de première instance et d’appel, et par conséquent constaté le vide du dossier, avaient parfois vivement posé, la question du caractère politique de l’arrêt.

Pour ma part il y a longtemps que je serine sur cette question du dévoiement de la magistrature qui a fait de la justice, en violation de la séparation des pouvoirs, une force politique autonome sans légitimité de l’élection démocratique.

J’ai même consacré un ouvrage de 600 pages à l’histoire du phénomène. Il a été commenté, jamais factuellement réfuté.

Safari judiciaire contre Sarkozy

Je n’aime pas Nicolas Sarkozy comme homme politique et je ne suis pas garant de son honnêteté ou de sa morale. Ce que je sais c’est que depuis près de 20 ans la magistrature française lui voue une haine sans mélange. D’abord comme ministre de l’Intérieur puis président de la République. Cette aversion pour l’ancien président largement partagée dans les couches moyennes a exposé celui-ci à une vendetta judiciaire ininterrompue. Où la fin a toujours justifié les moyens, et en particulier la prise de liberté avec le respect du droit et des principes. La haute fonction publique judiciaire et en particulier la Cour de cassation a tout validé, Nicolas Sarkozy pouvant être considéré comme ayant fait évoluer la jurisprudence non comme président ou ministre mais comme prévenu. Et à chaque fois au détriment des libertés publiques. Parmi la collection d’affaires qui lui furent accrochées, il avait donc comparu le 5 décembre, devant la cour d’appel de Paris qui rejugeait la fameuse affaire dite « des écoutes », ou autrement nommée « l’affaire Bismuth ». Avec cette « chasse au Sarkozy » justement dénoncé par le bâtonnier de Paris, l’ancien président se trouve être encore aujourd’hui le symbole fort du dévoiement et de l’instrumentalisation de la justice pénale à des fins politiques.  

La Cour de cassation vient donc de rejeter le pourvoi cour d’appel de Paris qui avait donc confirmé le jugement de condamnation de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert. Ils sont tous les trois condamnés à trois ans de prison dont un ferme. Cette décision était pourtant condamnable. Au regard de ce que doit être une justice apolitique et impartiale.

Comme sont déplorables tous ces commentaires que l’on va à nouveau trouver dans la presse et sur les réseaux de ceux qui se réjouissent de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques qui leur conviennent, en attendant de se plaindre quand leur camp sera concerné. Condamner Sarkozy, liquider Fillon, préserver Macron après l’avoir fait élire, réprimer le mouvement social, et protéger les violences policières, procèdent de la même dérive. Celle d’une justice devenue indépendante non pas pour assurer son impartialité mais au contraire permettre ses engagements idéologiques et sa partialité politique.

Pour ma part, et comme d’habitude, je vais me faire traiter de chien de garde de Sarkozy par les ignorants et les analphabètes juridiques qui sont, comme chacun sait, nombreux en France. Ça n’est pas grave, et ça ne m’empêchera pas de répéter qu’une justice qui ne respecte pas sa propre légalité et pratique par conséquent l’arbitraire et la plus importante des corruptions.

L’histoire commence avec l’affaire Bettencourt menée par un juge d’instruction avide d’exposition médiatique et entretenant des rapports parfois très élastiques avec les règles de procédure ou le respect des principes. En violation de la Constitution, ce juge d’instruction avait saisi l’agenda du président de la République. Celui-ci, une fois l’ordonnance de non-lieu évidente rendue à son profit, avait saisi la Cour de cassation afin d’obtenir sa restitution.

Affaire Paul Bismuth, affaire des écoutes, affaire Azibert

C’est cette procédure qui va être à l’origine de l’offensive judiciaire la plus violente dirigée contre Nicolas Sarkozy.

Celui-ci, dans le cours de cette affaire, désireux de communiquer librement avec son avocat – et de faire ainsi usage d’une liberté fondamentale –, et persuadé, d’ailleurs à juste titre, d’être sur écoute, avait décidé d’utiliser un téléphone portable acheté sous le nom de Paul Bismuth. Précaution d’amateur, puisque quelques recoupements de bornage permettaient d’éventer la supercherie. Effectivement, les conversations entre l’ancien chef de l’État, leader de l’opposition politique, et son conseil firent l’objet d’écoutes judiciaires depuis plus de huit mois, dans le cadre d’une instruction concernant des soupçons d’un financement d’origine libyenne de la campagne présidentielle de 2007. Instruction diligentée par l’inévitable Serge Tournaire, qui collectionne les mises en examen de Nicolas Sarkozy et a procédé à la liquidation judiciaire du candidat Fillon en 2017. Utilisant ce qui fut qualifié par les juristes scandalisés d’écoutes de type « filets maillants dérivants », il eut accès aux échanges personnels, privés et professionnels de Sarkozy. Ceux qu’il avait tenus avec son avocat furent ainsi scrupuleusement enregistrés et transcrits pendant huit mois ! L’ancien président avait donc introduit devant la Cour de cassation une procédure pour obtenir la restitution de son agenda saisi – illégalement en violation de l’immunité présidentielle – dans l’affaire Bettencourt. La transcription d’une conversation fit soupçonner l’ex-Président d’avoir tenté d’obtenir des informations auprès de Gilbert Azibert, ancien premier avocat général près la Cour de cassation, sur cette procédure. En contrepartie, Nicolas Sarkozy se serait engagé à soutenir le magistrat à obtenir un poste à Monaco. Ça y était, on le tenait, et commença alors un rodéo judiciaire géant mobilisant toutes les ressources de la procédure pénale, avec deux juges d’instruction, Aude Buresi et Claire Thépaut, particulièrement pugnaces compte tenu du caractère monstrueux du crime. L’accusation de corruption apparaissait aux professionnels, passablement farfelue lorsque l’on connaissait le fonctionnement de la Cour de cassation, que l’on savait qu’elle avait finalement refusé la restitution de l’agenda, et qu’enfin Gilbert Azibert, soucieux d’une fin de carrière ensoleillée à Monaco, n’avait pas été nommé au poste dont on disait qu’il le guignait, celui-ci étant déjà pourvu. Pas d’utilisation d’une prérogative juridique de l’ancien magistrat ni de contrepartie de la part de l’ancien président qui n’avait aucune compétence pour cela.

On assista cependant à un déploiement de moyens considérables. Les deux magistrates, les « deux dames » comme les appelait Sarkozy, ne chômèrent pas. Parmi bien d’autres institutions, elles ont ciblé les magistrats de la chambre criminelle. Probablement soucieuses de savoir si ceux-ci avaient pu être approchés par Azibert, elles ont multiplié convocations et auditions, perquisitions, saisies d’ordinateurs, communication de fadettes et autres initiatives complètement disproportionnées. Ce zèle a créé, comme l’a rapporté le Canard Enchaîné avec gourmandise, une ambiance assez lourde au palais. On apprit à la lecture de l’hebdomadaire satirique que les magistrats auraient été cuisinés sur leur délibéré ayant abouti à leur décision de refus de restitution de l’agenda. Il est probable que les membres de la Cour de Cassation, se rappelant le texte de leur serment, ont dû être interloqués par la méthode : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de me conduire en tout comme un digne et loyal magistrat ». Ils savent que c’est un principe constitutionnellement protégé et connaissent le rappel du Conseil d’État du 17 novembre 2012 : « le secret des délibérations dans les assemblées juridictionnelles est un principe général du droit public français ; que ce principe a pour objet d’assurer l’indépendance des juges et l’autorité morale de leurs décisions ; qu’il s’impose, dès lors, à toutes les juridictions ». Les « deux dames » le savaient probablement aussi, mais quand il s’agit de Sarkozy, on ne va pas s’arrêter à ce genre de détails et si on respecte les principes fondamentaux, on ne va pas s’en sortir.

Le bruit court que les auditions dans le bureau des juges d’instruction ont été marquées par un sévère refroidissement climatique. Et bien sûr les magistrats de la chambre criminelle ont refusé de trahir ce secret. Qu’à cela ne tienne, on raconte qu’elles auraient alors réclamé la copie du rapport du conseiller rapporteur. Il s’agit de la synthèse du dossier soumis à la juridiction présentée par un conseiller à la collégialité pour lui fournir les éléments du débat nécessaire au délibéré. Les juristes attentifs savent que le rapport fait partie de ce délibéré, et qu’il est donc soumis au secret. La question est tranchée depuis longtemps, à la fois par le Conseil Constitutionnel et par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Mais puisqu’on vous dit qu’il s’agissait de Sarkozy ! Avec lui, le respect de la Constitution ne pouvait pas être au programme. On s’en tiendra à ces quelques exemples, toute l’instruction se passa en prenant moultes libertés avec le droit et avec les principes. Sous les regards bienveillants de la chambre d’instruction et de la Cour de cassation qui validèrent à peu près tout.

Trois ans de prison, dont un ferme

Toutes deux renvoyèrent la patate chaude au tribunal de Paris, lui laissant le soin de prendre la responsabilité de prononcer une relaxe que tous les observateurs pensaient inévitable. Ce fut également l’opinion des journalistes ayant assisté aux audiences, dont l’avis pouvait se résumer de la façon suivante : « lorsque l’on vise une cible de cette importance, il vaut mieux avoir de bonnes munitions ». À la surprise générale, fut prononcée le 1er mars 2021 une décision de culpabilité assortie de condamnations extrêmement lourdes, à base de prison ferme pour Nicolas Sarkozy et pour les autres protagonistes du dossier. Le tout sous les acclamations de ceux qui raffolent de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et pour qui la détestation de l’ancien président relève du fanatisme. Pendant ce temps, des rumeurs insistantes racontaient une histoire un peu différente, selon laquelle la présidente du tribunal souhaitait prononcer la relaxe mais que les deux magistrates assesseurs étaient restées sur des positions militantes et s’y étaient opposées. Il s’agit là, n’est-ce pas, de calomnies et d’inventions auxquelles personne n’apportera le moindre crédit. Car ce serait croire à la politisation de la haute fonction publique judiciaire et cela chacun sait que ce n’est pas possible. L’impartialité, comme l’a démontrée l’affaire Fillon, y est évidemment une valeur cardinale… Comme celle de la présidente de la collégialité ayant rendu la nouvelle décision, qui oubliant tout devoir de réserve, s’était opposé politiquement et

Finalement, cette dernière péripétie que ce rejet du pourvoi, témoigne du fait que Nicolas Sarkozy n’a jamais voulu soulever sérieusement la question du caractère politique de l’indiscutable acharnement judiciaire dont il a été l’objet durant toutes ces années. Répétons qu’il ne s’agit pas ici de se porter garant de la morale et de la probité personnelle de l’ancien président de la République, ni exprimer une quelconque sympathie politique à son endroit, totalement absente chez l’auteur de ces lignes. Mais de partir d’une réalité dont Sarkozy n’a pas tiré les conséquences au-delà de sa personne. Tout son parcours judiciaire depuis dix ans a pour caractéristique que les faits et le droit occupent une place secondaire dans le traitement de ses affaires, au profit de la recherche d’une revanche spectaculaire contre un personnage politiquement détesté. Nicolas Sarkozy a préféré finasser en traitant avec Macron au lieu de mener le véritable combat contre cette dérive politique de la justice. Oubliant que les magouilles ne remplacent jamais le rapport de force.

 Cette situation est le symptôme d’une évolution qui a fait de la Justice française d’aujourd’hui un pouvoir politique autonome. La présidentielle de 2017, la mansuétude judiciaire dont bénéficient Emmanuel Macron et ses amis, la brutalité de la répression des mouvements sociaux, la porosité aux mouvements sociétaux minoritaires en sont autant d’expressions. La protection judiciaire dont bénéficie Macron et la condamnation de Sarkozy sont les deux faces de la même pièce.

Celle d’une magistrature devenue force politique au détriment de sa mission.

Régis de Castelnau

18 Commentaires

  1. Merci maître de ce nouvel éclairage sur la justice française à qui, un certain nombre de judiciables, et non des moindres, continuent à déclamer qu’ils font confiance à la justice de leur pays. Ils ne savent visiblement pas à quoi ils s’engagent.
    Cette justice spectacle, je le suppose, doit ressembler assez étrangement:
    – à la justice révolutionnaire des Robespierre, St Just, Danton et autres abrutis;
    – à celle de la Russie soviétique notoirement connue pour vous conduire au goulag ou face au canon d’un révolver;
    – à celle appliquée par la cour populaire allemande (Volksgerichthof) sous la coupe de Roland Freisler ( je reconnais apprécier ses diatribes envers les condamnés)
    Quant à l’ex-président Sarkozy, c’est un idiot patenté qui a cru:
    – que son passé d’homme politique le protègerait;
    – qu’après avoir sévi dans la répression du crime , un téléphone prépayé, lui permettrait d’entretenir des conversations anonymes;
    -qu’il n’y aurait pas de vengeance à avoir traité le corps judiciaire de « petit-pois »
    Dans ce pays qui fût grand et beau il y a une constante qui fait:
    – que les dirigeants sont incapables de se déterminer, c’est valable en économie ou il est difficile/impossible de choisir entre libéralisme et planification;
    – qu’il est impossible ou presque de respecter ce qui é été édicté, la preuve par la justice qui ne juge pas au nom du peuple et qui n’est pas indépendante
    Cela porte un nom qui ne me vient pas à l’esprit……

  2. ÉDITION SPÉCIALE
    Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française par Thierry Meyssan le 19 juillet 2008

    Avant de s’en aller dormir, un peu de lecture : htt ps: // ww w. voltaire net. org/ article 157210. ht ml (supprimez les espaces dans le lien) qui vous donnera envie d’en savoir encore plus sur « … l’ex-président Sarkozy, c’est un idiot patenté qui a cru :
    – que son passé d’homme politique le protègerait; » !!! De toutes les façons, il va faire appel auprès de la cour européenne de justice, n’est-ce pas ! Et il n’est pas prêt d’avoir le fameux bracelet à la cheville…

    • Merci de votre intervention. Je connais l’article de 2008. La CED cela prendra du temps et son jugement n’est pas suspensif de la décision de justice en cours

  3. Nous n’en sommes pas encore au spectacle Marius engeulant la tête decapitée d’un de ses opposants politiques mais nous y venons !
    Attendons Caton….

  4. Le commentaire de l’ancien président de la République (qui vient de saisir la CEDH) est somme toute assez simple:
    « On me reproche d’avoir pensé à aider une candidature qui n’a jamais été formulée, par une intervention qui n’a jamais été faite, en échange d’un service qui n’a jamais été ni demandé ni rendu ! »
    Affaire à suivre…

  5. Et sur Clearstream, maitre y avait-il des choses à dire ? Affaire assez curieuse de cornes culs … qui inaugurera ces décennies de délire.

  6. Bonjour,
    Comment expliquez vous cet acharnement contre Fillon et Sarkozy ? Je vois mal en quoi Macron offre une différence intéressante pour les magistrats. En effet, ces 3 personnages sont du même bord politique en ce sens qu’ils prennent leurs ordres au même endroit.

  7. Bonjour Maître, et merci beaucoup de nous avoir dépecé cette affaire « d’Etat ».
    Personnellement je n’ai plus confiance dans la justice de notre pays, qui m’a trompé pendant 13 ans, et n’a pas daigné répondre à un « recours dans l’intérêt de la loi » adressé à Mr MACRON, Le Garde des sceaux, le ministre de la culture etc…
    Je vous cite :
    «  » »Ça n’est pas grave, et ça ne m’empêchera pas de répéter qu’une justice qui ne respecte pas sa propre légalité et pratique par conséquent l’arbitraire et la plus importante des corruptions. » » »
    J’aurais aimé vous soumettre, également mon cas d’espèce, qui démontre bien cela, mais vous ne m’avez pas répondu quand je vous ai sollicité.
    Mais on peut consulter Mediapart :

    https://blogs.mediapart.fr/pilotbx/blog/011224/la-justice-macron

    A bientôt, peut-être, et même si je n’interviens pas, je suis un fidèle lecteur de votre blog.
    Salutations respectueuses.

  8. Le plus dramatique est qu’il existe une affaire connue de tous, qui suffirait à envoyer Sarkozi derriére les bareaux: Le crime lybien.
    Son rôle est connu, documenté, nous avons les aveux des autres protagonistes et savons ce conflit non justifié.
    Il suffirait de poursuivre sur cette base! Au lieu de devoyer le droit.

  9. Science Po Paris à lui seul fournit 30% des jeunes magistrats

    Ce chiffre résume tout, tant sur l’entre-soi sociologique que sur l’idéologie dominante bobo

  10. Le plus ironique de la situation c’est que les magistrats persécutent celui qui , malgré ses rodomontades et coups de menton, a fait péter tous les derniers verrous pour permettre la dégénérescence que ces gens là appellent de leur vœux :
    – qui a fait changer la constitution pour que les lois ne se décident plus au parlement mais à la CEDH et à la CEJ? Les deux petits nids Soros. Merci qui?
    – qui a diminué de 10000 les effectifs de police? Qui?
    – qui a fait passer la loi DALO obligeant l’état à loger même les clandos, au détriment des Français ?
    -Sarkozy EST la calamité qui a permis Hollande, Taubira, Komri et finalement l’abomination Macron.
    J’oubliais pour ce dernier, le ralliement subit et stupéfiant de celui qui, la veille encore le décrivait comme le plus gros danger pour le pays. J’ai nommé l’ineffable Bayrou.

  11. Pour ma part, je considère que la justice était saisie de faits particulièrement graves (des suspicions de financement occulte d’une campagne électorale, qui plus est par une puissance étrangère) et je me félicite que des moyens importants aient été déployés pour tenter de faire la lumière sur ces faits. Je ne suis pas compétent sur les questions de droit mais j’ai quand même l’impression que Régis de Castelnau se borne ici à reprendre sans nuance les éléments de langage du clan Sarkozy, par exemple sur le fait que ces poursuites aurait un mobile politique de la part des juges concernés.
    En tout cas, je suppose que les successeurs de Sarkozy y réfléchissent désormais à deux fois quand ils veulent se livrer à ce genre de magouilles, de sorte que ces procédures auront au moins eu un effet utile sur le plan démocratique.

  12. Le dossier Sarkosy est infect , comme l’a été le dossier Tapie qui n’honore pas la justice française ( voir les arrêts civil et correctionnel de la Cour de Paris ).
    Il est d’autant plus inadmissible qu’il impacte gravement l’avocat Herzog : 5 ans d’interdiction d’exercice de la profession d’avocat.
    Comme pour l’avocat Lantourne dans le dossier Tapie.
    Mais cela ne me surprend pas : suivant les dossiers Dieudonné, j’ai constaté qu’il y avait 2 droits en France, le droit français ordinaire, et le droit applicable à Dieudonné.
    On peut maintenant dire qu’il y a aussi maintenant le droit Sarkosy.
    J’espère que la CEDH fera justice de tout cela et que les avocats français en particulier seront mieux protégés.

  13. POUR LA JUSTICE POUR CONDAMNER IL N’Y A PAS BESOIN DE PREUVES : L’INTIME CONVICTION SUFFIT ! QUE CELLE-CI SOIT DE BONNE FOI OU DE MAUVAISE FOI !

    Bonjour Maître,

    La justice, la médecine, la religion, la politique, voire le féminsime, etc. ce sont des êtres humains c’est pourquoi je ne suis pas surpris par le manque de probité de ceux et de celles qui ont des responsabilités mêmes importantes dans celles-ci.

    Quand j’évoque à l’une de mes ex-psys les perversions de toutes sortes de toutes les gens dans tous ces domaines elle me répond alors : « C’est comme les curés ! »

    L’un de mes ex-psys le Dr … ancien professeur à la Faculté de médecine et ancien président de l’Association psychanalytique Internationale est décédé il y a environ un an et ce qui m’a choqué c’est que personne dans les médias n’a alors évoqué ce qu’il avait cru bon de faire il y a environ cinquante ans pour lutter contre les crimes pédophiles des curés de l’église catholique alors de cette époque : une association chargée de contrôler la santé psychopathologique des étudiants en religion voulant devenir de futurs prêtres. J’ai recherché cette association de celui-ci sur Internet dont il s’était vivement occupé et qui lui tenait beaucoup à coeur aussi bien pour le bien commun que celui des enfants. Je n’ai vraiment rien trouver justement sur ce sujet malgré de multiples recherches. Le problème c’est que cinquante ans plus tard environ quand on fait les calculs c’est environ 300 000 enfants qui ont été violés par les curés de l’église catholique en France.

    Ce que je veux dire c’est que quoi que l’on fasse contre ce qu’on appelle les perversions que celles-ci soient dans la justice, la médecine, la politique voire chez les féministes, etc. malgré tout ce qui a été tenté à ce jour tout ne fait que s’aggraver.

    Vous vous offusquez sur votre site que la justice est politique : je suis surpris que pour un ancien marxiste ou un ancien communiste vous soyez alors ainsi choqué.

    L’État selon Marx est l’instrument de domination d’une classe en vue de l’oppression d’une autre classe et la justice est l’un des instruments de celui-ci en vue de celle-ci.

    Il disait aussi : « Dans toute société l’idéologie dominante est celle de la classe dominante ». Dans le courrier des lecteurs autrefois de l’Humanité je me suis permis d’ajouter à cela que ce qui était vrai pour l’État capitaliste d’alors à ce sujet était vrai aussi pour l’État communiste d’alors de cette même époque à ce sujet aussi.

    Je ne crois pas ou plus à la phrase de Marx : « Ce qui fait l’essence de l’homme c’est l’ensemble de ses rapports sociaux » et la remplace sur ce propos par celle de Freud : « Le surmoi est l’héritier du complexe d’Œdipe » mais elle n’explique pas tout.

    Dans vôtre jeunesse il y avait alors pour changer aussi bien le monde que soi-même le marxisme et la psychanalyse mais qu’y a-t-il pour cela actuellement selon vous ?

    Je vous demande : comment expliquez-vous toutes ces perversions de toutes sortes actuelles que ce soit dans la justice, la médecine, la religion, voire le féminisme, etc. ?

    Enfin ne savez-vous pas que pour la justice au moins française pour condamner quiconque il n’y a pas besoin alors de preuves : l’intime conviction suffit !

    Que celle-ci soit de bonne foi ou de mauvaise foi voire que celle-ci soit politique !

    Croyez, Maître, à mes meilleurs sentiments.

    Le 19 décembre 2024,

    Lucien JEWCZUK

  14. J’ai réfléchi toute la journée…Je résume:
    Sarkosy est inélligible jusqu’en décembre 2027.
    Comme bientôt MLP…
    Foin de la magistrature et de ses juges anarchistes.
    Sarkosy est le seul président depuis 50ans a avoir eu plus de 30% au premier tour des éléctions presidentielles: Un homme dangereux…
    Il y a des gens qui n’ont plus voulu de lui:
    Obama, et Biden.
    Pour comprendre devinez pourquoi. Pas facile.
    Bachar Al Hassad au 14 juillet?…Une piste comme d’autres…
    Voila. CQFD.

  15. La magistrature a toujours été la garante de l’ordre bourgeois ( voir Régine Pernoud, l’histoire de la bourgeoisie en France, 2 volumes, le Seuil, pour la définition de ce terme), incarné par la faction dominante du moment. Il en a toujours été ainsi et l’étonnement de l’auteur m’étonne. Il faut se référer à la conception de la justice que se faisaient les grecs de l’antiquité. La justice était, à leurs yeux, l’état d’une société où règne l’équité et où une répartition équitable des biens est garantie. La justice, ou son contraire, l’injustice, définissaient le comportement des citoyens et, surtout, celui de ceux qui disposaient de la force, privée ou publique. La justice était le résultat d’une façon de vivre en société. De nos jours, la ‘justice’ désigne un corps constitué, savoir, l’appareil judiciaire, qui, d’ailleurs, inclut la police et les juridictions! Il s’agit d’une usurpation de définition. L’appareil étatique ainsi dénommé est substitué à la notion de justice, qui devrait être l’effet de leur fonctionnement sur la société.

  16. J’aimerais un débat entre vous, Mr de Castelnau, et Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart, sur cette affaire Sarkozy.

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